Activités  Lac Hamoun

Un Ecosystème Unique

Le Sistan, un ancien siège de la civilisation, se trouve dans une grande dépression entre l'Afghanistan et l'Iran. Au centre de ce bassin fermé se trouve un oasis riverain historique alimenté par l'Helmand, une des rivières principales de l'Afghanistan qui prend source dans l'Hindu Kush. Malgré que la rivière se vide dans un bassin extrêmement aride, avec beaucoup d'évaporation, elle nourrit remarquablement un grand ensemble de zone humide d'eau douce, l'Hamoun. Les zones humides peuvent représenter une suface entre 2,000 à 4,000 km2 lorsqu'elles atteignent leur extension maximale au printemps. Ces zones humides hébergent plus de 100 espèces d'oiseau et constituent un abri pour des centaines de milliers d'oiseaux aquatiques migrateur, notamment des canards, des flaments roses, des hérons, des pélicans et des oiseaux de rivage. Plus d'un tier de la partie Iranienne a été désigné en tant que zone protégée par la convention de Ramsar , mais aucune zone n'a été désignée pour la conservation dans la partie Afghane.

Une Sécheresse sévère

La pluviométrie varie à Hindu Kush, amenant à une alternance d'inondation et de sécheresse du Helmand qui a causé l'assèchement total du lagon. Ce phénomène s'est déjà produit quelques fois aux siècles passés, lorsque seule la partie du haut des lacs est restée inondée. Reflétant une diminution dramatique de la précipitation, l'image satellite Landsat montre une diminution de deux tiers de la surface enneigée du bassin d'Helmand, passant de 41,000 km2 en 1998 à 26,000 km2 en 2000. En 2001, l'Iran et l'Afghanistan ont expérimenté pour la troisième année consécutive une sécheresse extrême, si sévère que le lac Hamoun s'est complètement asséché.

Les impacts dévastateurs

La population de Sistan, accrue par les réfugiés de l'Afghanistan qui a été déchiré par la guerre, a été sévèrement affectée par le manque d'eau. Les canaux d'irrigation se sont tarit et l'agriculture s'y est arrêtée. Beaucoup de villages ont été abandonnés parce que les habitants ont migré pour trouver de l'eau. Environ 100 villages ont été ensevelis sous des dunes dans un paysage qui rappelle le désastre de la Mer d'Aral.

La faune a été flétrit par la chaleur. Une pêche florissante avec une prise d'environ 12,000 tonnes a été anéantie. Les oiseaux migrateurs ne s'arrêtent plus par manque de refuge et les troupeaux de bétail ont été décimés.


1976 - Serpentant à travers le désert de Margo, l'Helmand forme un delta dendritique et se dissipe dans une série de lagons ou d'"hamouns". Plusieurs rivières saisonnières convergent aussi dans le bassin fermé. L'eau s'écoule d'une manière circulaire à travers une chaîne de lacs, partant du lac Hamoun-i-Puzak dans le nord-ouest, passant par le lac Hamun-i Sabari et débordant finalement le lac Hamoun-i Helmand dans le sud-est. Les roseaux denses apparaissent en rouge foncé, tandis que les fourrés de tamaris bordant les lacs supérieurs sont en rose. Les morceaux de rouge clair moucheté représentent l'agriculture irriguée, principalement du blé et de l'orge. Les lacs débordent avec une profondeur moyenne d'un demi-mètre dénoté par du bleu clair, alors que le bleu foncé au noir indique une eau plus profonde, n'excédant pas les 4 mètres. Landsat MSS composite fausse couleur (Bandes 4,2,1)
2001 - Les zones humides d'Hamoun ont disparu, frappées comme en Asie centrale et du sud par la plus grande sécheresse persistante dans le monde entre 1999 et 2001.
Le réservoir du Chah Nimeh, au centre droit de l'image, est la seule présence d'eau dans ce paysage de sebkha (blanc) qui est maintenant utilisé seulement pour l'eau potable. Les roseaux dégradés sont visibles en rouge foncé dans la partie sud du lac Hamoun-i Puzak. Landsat 7 ETM+ composite fausse couleur (Bandes 4,3,2)



Les "Tutans", des bateaux en roseau, sont des moyens de transport traditionnelles dans l'étendue sauvage du Hamoun. Les zones humides jouent un rôle important dans l'économie des habitants locaux, permettant la chasse et la pêche.

En 2001, à la frontière afghano-iranienne, la rivière d'Helmand se tarit, avec un débit diminuant de 98% de sa moyenne annuelle.

Des camions remplis d'eau pour les communautés afghanes frappées par la sécheresse.
Dans un contexte général de détérioration de la santé publique, des enfants aident à la collecte de l'eau aux points de distribution d'eau.



Poster Quick Look

Voir aussi l'article de la Nasa

Etude réalisée par: Hassan Partov, GRID-Europe